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particularismes qui distinguent les Valdôtains des Italiens sont de deux
sortes :
- Les particularismes hérités.
- Les
particularismes acquis.
Ces deux formes de particularismes assurent
la base de l'autonomie obtenue par l'Assemblée constituante de la République
italienne le 31 janvier 1948, lors du vote du Statut Spécial de la Vallée
d'Aoste.
Particularismes
hérités : Les origines des Valdôtains sont différentes
des origines romaines et justifient à elles seules l'autonomie de cette région. Les Romains ne se sont reconnus aucune affinité avec
le peuple salasse. Cette distinction les a conduit au massacre de l'an 25 av.
J.-C.. ( 36 000 tués ou vendus comme esclaves et 8 000 jeunes enrôlés
de force dans les légions) Les Préfets et généraux
romains attribuaient les difficultés et déboires subis par leurs
légions au fait que la population de ce territoire occupé était
différente d'eux. « Des Barbares ». Les Salasses (Celtes)
ancêtres des Valdôtains, voilà le particularisme de base, celui
que nul ne pourra jamais effacer. Autre particularisme hérité
: l'environnement alpin. La Vallée d'Aoste est un pays intramontain, enfermé
dans une cuvette au climat et à la façon de vivre totalement particuliers.
Particularismes acquis : Parmi
les nombreux particularismes acquis notamment dans les domaines administratif,
judiciaire et fiscal, la francophonie est certainement la plus caractéristique.
D'où la constante pression des italophones pour lui nuire, voire, pour
la faire disparaître des usages de cette région. Officialisée
par l'Assemblé Constituante de 1948 qui dit dans l'article 38 du Statut
Spécial : « La langue française et la langue italienne
sont à parité en Vallée d'Aoste » elle avait
déjà été reconnue par le Duc de Savoie, Emmanuel Philibert,
le 22 septembre 1561en ces termes : «
savoir faisons que
ayant toujours et de tout temps été la langue française en
notre pays d'Aoste plus commune et générale que point d'autre ;
et ayant le peuple, et sujets dudit Pays averti et accoutumé de parler
la dite langue plus aisément que nulle autre, aurions entendu que, non
obstant nos dits statuts et ordonnances
disons et déclarons notre
vouloir et délibération être résolument que audit Pays
et Duché d'Aoste, nulle personne quelle que ce soit ait à user tant
es procédure des procès et actes de justice, que à coucher
contrats, instruments, enquestes ou autres semblables choses d'autre langue que
la française
»
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